samedi 11 avril 2020

Message de Pâques

« Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d'une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. » (Matthieu 28,8)
Chers amis,
Cette année, l'Évangile de la vigile de Pâques souligne à la fois la peur et la joie qu'ont vécues les premiers témoins de la résurrection et qui est aussi ce que nous ressentons aujourd'hui quand nous essayons de témoigner de la présence du Christ parmi nous. Jésus nous dit : « soyez sans crainte ».
À la fin de la célébration eucharistique, lorsque l'envoi nous invite à aller dans la paix du Christ, proclamer la Bonne Nouvelle du Seigneur, nous revivons, d'une certaine façon, ce qui est arrivé à Marie Madeleine et à l'autre Marie devant le tombeau vide, il y a plus de 2000 ans. Ces femmes ont rencontré le Christ, et elles ont été envoyées, dans la peur et dans la joie, en parler aux autres. Elles y sont allées en tant que témoins, disciples, disciples investis d'une mission : comme disciples missionnaires.
De quoi ces femmes avaient-elles peur? Peut-être craignaient-elles que leur crédibilité soit mise en doute et que leur message soit rejeté par ceux et celles qui le reçoit? Peut-être se sont-elles demandées si ce qu'elles venaient de voir et d'entendre était bien vrai ou si ce n'étaient que leur imagination? Peut-être ont-elles craint la répression des forces qui avaient orchestré la mort de Jésus? Peut-être était-ce simplement la peur de l'inconnu. Il y avait sans doute plusieurs raisons d'avoir peur ce matin de Pâques.
Toutefois, en même temps, leurs craintes étaient tempérées par une immense joie. Tout à coup, au plus profond de leur deuil, elles ont rencontré le Christ qui leur dit : « soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée: c'est là qu'ils me verront » (Matthieu 28,10). La joie qui jaillit de cette rencontre les pousse à aller proclamer la Bonne Nouvelle. C'est une joie qui ne peut se contenir, elles courent donc trouver les Apôtres qui s'étaient cachés parce qu'ils craignaient pour leur vie. « Il est ressuscité! », leur disent-elles. C'était une joie née de l'espérance. Une joie imprégnée de la conscience que l'amour de Dieu ne connaît pas de limites.
Comme les femmes qui ont rencontré le Christ ressuscité, nous aussi avons souvent peur. Nous craignons que notre message soit rejeté et jugé comme irrecevable, en particulier dans les périodes de prospérité où les personnes pensent qu'elles n'ont pas besoin de Dieu ou dans les périodes de désespoir et de souffrance comme celle que nous vivons maintenant avec la crise de la COVID-19. Devant cette pandémie surprenante, plusieurs craignent de perdre leur emploi à long terme et se demandent comment payer le loyer, nourrir les enfants et s'acquitter de leurs responsabilités avec des ressources financières réduites. Pour d'autres, telles que les personnes qui sont à l'hôpital et dans les établissements de soins de longue durée, la peur de l'isolement s'accroît alors qu'elles ne peuvent plus recevoir de visites. Les parents sont en peine d'expliquer la crise du Coronavirus à leurs enfants dont le quotidien a radicalement changé. Confrontée à la perspective de ne pas pouvoir se rassembler en paroisse à Pâques, « cœur de toute l'année liturgique », la communauté chrétienne se demande comment célébrer le Triduum pascal en famille de manière significative. Comment vivre cette période de crise comme une authentique église domestique à la maison?
Comment composer avec nos peurs? Comment nous consoler les uns les autres dans ce contexte? À l'exemple des femmes qui ont rencontré le Christ au tombeau, il faut réagir en allant dans la joie, confiants que c'est le Christ ressuscité qui nous envoie, qui nous accompagne et qui nous rassure. À l'heure de la distanciation sociale, de l'auto-isolement, de la quarantaine et de l'incertitude économique, nous sommes contraints à trouver de nouvelles façons de proclamer la Bonne Nouvelle de la résurrection du Christ. Saint Pierre nous demande d'être prêts à tout moment à rendre raison de l'espérance qui est en nous (1 Pierre 3,15). Aujourd'hui plus que jamais, le peuple pascal que nous sommes doit proclamer que le Christ est ressuscité, qu'Il nous a sauvés de nos péchés et qu'Il est avec nous pour toujours!
Peuple croyant, notre peur s'estompe devant la joie de notre rencontre quotidienne avec le Christ dans l'Eucharistie, dans la communion spirituelle, dans l'Écriture, dans notre prière, dans les pratiques comme le chapelet, et dans notre amour et notre compassion au service les uns des autres. Ces rencontres, même sur les réseaux sociaux, nourrissent le courage et la conviction de notre foi si bien que, même en ces heures terriblement exigeantes, nous pouvons proclamer avec audace, en paroles et en actes, la mort et la résurrection du Christ. Il nous a libérés du péché et de la mort, et nous partageons avec Lui la mission annoncée par Isaïe :
L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le cœur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération, et proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. (Isaïe 61, 1-2)
Quand nous abordons nos peurs avec les yeux de la foi, nous sommes libérés et pouvons travailler vers une transformation spirituelle et sociale authentique et durable en nous attaquant aux injustices qui nous entourent tout en discernant les signes des temps, car Dieu est présent à chaque instant de notre vie quotidienne.
En célébrant Pâques, nous nous rappelons le Cierge pascal à partir duquel a été allumé le cierge qui nous a été remis au baptême et qui fait de nous des porteuses et des porteurs de la lumière du Christ envoyés comme disciples missionnaires porter Sa lumière au monde. Comme peuple pascal, nous avons rencontré le Christ. Nous Le reconnaissons et nous Le proclamons. Il nous a appelés et nous sommes libres de Le suivre. Allons-y, dans une fidélité toujours plus grande, les yeux fixés sur Sa lumière qui éclaire notre route. Allons dire aux frères et aux sœurs du Seigneur que le Royaume est tout proche, qu'Il est lui-même le Royaume ressuscité et vivant pour l'éternité.
Je vous souhaite à vous et à vos proches de saintes et joyeuses Pâques.
+Richard Gagnon
Archevêque de Winnipeg et
Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada
Pâques 2020

lundi 23 mars 2020

Guide autosoins - COVID-19

Description

Le Guide autosoins a pour but d'aider chaque personne à prendre les meilleures décisions possible pour sa santé et celle de ses proches durant la pandémie de COVID-19. Il permet plus spécifiquement de connaître les meilleurs moyens de se protéger de la COVID-19, de prendre soin de soi ou de donner les soins de base à son entourage et de savoir où et quand consulter si l'on a besoin de soins de services.

Fichier PDF.Télécharger ce document
(PDF, 7 Mo, 24 pages)

Cette publication est disponible en version électronique seulement.
Cette publication est disponible en anglais.

Détails

Mise en ligne : 21 mars 2020
Dernière modification : 23 mars 2020
Auteur : MSSS
Publication no : 19-210-30FA
No. ISBN : 978-2-550-86378-6
No. ISBN (PDF) : 978-2-550-86379-3

Renseignements complémentaires

Pour plus d'information, consultez Québec.ca/coronavirus.

dimanche 15 mars 2020

Les célébrations en paroisses.

Voici des nouvelles mesures renforcées que j'adopte pour le diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. En considérant la décision du Premier Ministre du Québec d'interdire tout rassemblement public, je demande aux paroisses du diocèse de continuer à annuler les célébrations dominicales. De plus, les messes en semaine sont également annulées. Les baptêmes, mariages, confirmations des jeunes et funérailles sont reportés à un moment ultérieur et indéterminé. Que notre contribution comme Église catholique puisse faire une différence pour la prévention contre la pandémie du coronavirus. Veuillez partager l'information.

Message de Mgr Pierre Goudreault

Message de l'Exécutif de l'Assemblée

Publié le : 2020-03-15 a 00h00 | Catégorie : Communiqués
Crédit photo: Pixabay

COMMUNIQUÉ
pour diffusion immédiate
Annulation de toutes les activités publiques
dans les églises du Québec

Montréal, le 15 mars 2020 – Le premier ministre du Québec a ordonné aujourd’hui la fermeture de tous les lieux de rassemblement. Compte tenu de l’importance du danger, de l’urgence de la situation et de la solidarité nécessaire en pareil cas, l’Exécutif de l’Assemblée des évêques du Québec encourage dès à présent l’annulation de toutes les célébrations et de toutes les activités publiques dans les églises du Québec.
Les pasteurs sont invités à communiquer avec les familles qui avaient prévu une célébration de baptême, de funérailles ou de mariage pour leur demander de reporter l’événement.
Nous en appelons également à tous les prêtres exerçant leur ministère au Québec à demeurer disponibles et à faire preuve d’imagination pastorale pour accueillir leurs paroissiens lorsque ceux-ci communiquent avec eux par téléphone, leur demandent un rendez-vous privé ou une visite à domicile.
Les prêtres et les responsables de la pastorale sont invités à rester attentifs aux personnes qui sont seules ou malades, et à leur offrir tout le réconfort dont elles ont besoin, y compris la communion à domicile et le sacrement des malades. Ils doivent dans ces rencontres observer les pratiques recommandées par les responsables de la santé publique.
Là où ce sera possible, il est souhaitable que les églises demeurent ouvertes pour la prière et le recueillement strictement personnels.
Nous invitons les fidèles à comprendre que les prêtres plus âgés ne seront pas disponibles pour le service pastoral pendant cette période de confinement.
En cette période remplie d’inquiétudes et d’incertitudes, nous accueillons l’invitation du pape François « à redécouvrir et à approfondir le sens de la communion qui unit tous les membres de l’Église. » Il nous invite aussi à trouver le réconfort auprès du Christ, auquel nous sommes unis par la prière et par « la communion spirituelle à l’Eucharistie, une pratique très recommandée quand il n’est pas possible de recevoir le Sacrement. »    (Pape François, Angélus du 15 mars 2020)
Dans les circonstances exceptionnelles que nous vivons pendant ce Carême, nous sommes invités à vivre ce temps de confinement et de privations en nous rappelant les quarante jours vécus par le Christ au désert. Par ce jeûne, par notre prière et nos gestes d’entraide, nous sommes unis au Christ.
Nous unissons notre prière à celle de tous les catholiques du Québec, et nous recommandons à Dieu les intervenants qui œuvrent dans tous les coins de la province pour prendre soin de la population. Que la Vierge Marie, qui est aussi notre Mère, nous apporte réconfort et soutien.


+ Christian Rodembourg
Évêque de Saint-Hyacinthe
Président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec